Dans le site romantique de la vallée de la Rance, à 1 km en amont de Dinan, se dresse, la royale abbaye saint Magloire de Léhon. Fondée en 850 par le roi de Bretagne Nominoë et six moines bâtisseurs, la première abbaye sera brûlée par les Normands. Reconstruite dès le XII ème siècle par les bénédictins, puis agrandie au XVII ème siècle, elle sera abandonnée à la Révolution. La restauration commencée au XIX ème siècle se poursuit de nos jours.

L'ancienne église paroissiale et l'abbatiale en ruines. Litho vers 1860
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Vous visiterez l'église abbatiale au porche roman, qui conserve dans sa nef des gisants du XIV ème et une très belle cuve baptismale du XIII ème le cloître XVIIème les bâtiments conventuels XVII ème le réfectoire des moines XIII ème les combles XVII ème le musée les jardins de l'abbaye en bord de Rance. |
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Le château féodal édifié au XII ème siècle protège l'établissement monastique et les maisons du bourg. |
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Maisons rurales du bourg XVII et XVIII ème. |
Vue aérienne : Photo Charles Montécot |
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![]() La rue piétonne du bourg |
Renseignements : Mairie de Léhon Tel : 02 96 87 40 40

Le porche roman et sa corniche soutenue de mascarons sculptés de têtes humaines ou empruntées à l'imagerie du bestiaire médiéval et la façade.
Le roman s'affirme au porche de l'entrée principale avec son arc en plein cintre, son archivolte subdivisée en six voussures dont les retombées s'appuient sur de fines colonnes agrémentées de chapiteaux, sa frise en dents de scie et sa corniche soutenue par huit mascarons sculptés de masques romans.
| La pureté des lignes, la douceur des lumières, |
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Au bas de la nef, le bénitier. Cette ancienne cuve baptismale du XIII ème provient de l'église paroissiale aujourd'hui disparue. C'est un monolithe de forme circulaire. Il est recouvert extérieurement d'une frise d'arcatures ogivales et dans chacune d'elles sont alternativement posées une palmette et une feuille de chêne. |
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Sous la frise, une rangée de têtes plates séparées par une feuille de chêne ou de vigne rappellent les modillons romans de la façade.
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Statue de saint Magloire réalisée en 1998 par le sculpteur M Pouche à l'occasion de la commémoration du centenaire de la consécration de l' abbatiale en église paroissiale. |
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Le reliquaire de saint Magloire, situé dans la nef, près de la chaire. Il contient également des ossements de plusieurs saints bretons
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Le cloître actuel a été rebâti au XVII ème siècle par la congrégation de saint Maur. La contre réforme a imposé le style architectural du cloître : sobriété des matériaux et du décor. Quatre galeries formées d'arcades retombent sur de simples piliers carrés reliés entre eux par des murets au niveau des soubassements moulurés. |
| Les charpentes en bois qui recouvraient les galeries ont disparu. Les bâtiments monastiques s'ordonnent autour du cloître, lieu de passage, de méditation et de prière qui constitue le cur du monastère. |
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Accosté à l'abbatiale, se trouve le grand corps de logis comprenant au rez-de-chaussée deux grandes salles séparées par un couloir permettant l'accès au jardin. L'une d'elle était la sacristie devenue salle paroissiale, l'autre la salle du chapitre qui abrite aujourd'hui le musée. Les petites fenêtres dont les vitres sont serties de plomb éclairent les cellules des moines s'ouvrant sur la vallée de la Rance. Au dessus des dortoirs, les grands combles qui servaient de réserves à la communauté sont éclairés par des lucarnes alternant des frontons triangulaires et cintrés.

A gauche, attenante à l'église abbatiale, la chapelle sépulcrale des Beaumanoir conservait les tombeaux de cette illustre famille.

L'abbaye en lumière
| Le réfectoire, au nord du cloître , restauré avec soins par les Monuments Historiques de 1987 à 1991, demeure la pièce maîtresse de cet ensemble architectural. Pour soustraire l'ensemble du monastère aux inondations de la Rance, le niveau du sol avait été rehaussé. |
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A l'intérieur, il atteint désormais la base des grandes fenêtres gothiques. De nos jours, la restauration rétablit l'impression d'espace et de clarté ressenti en entrant dans le réfectoire. Rien ne vient heurter le regard qui glisse sur les murs nus jusqu'à la blancheur de la voûte. La chaire du lecteur incluse dans la lignée des fenêtres bénéficie de cette même clarté. |
Gérard Lardeur, le maître verrier, a su restituer la lumière subtile semblable à celle que découvraient les moines au Moyen Age, bien qu'en intégrant une uvre nouvelle dans l'architecture ancienne. Par le jeu de la transparence, les vitraux légèrement grisés ou bleutés filtrent la lumière qui varie avec l'heure du jour, le temps et les saisons. Le paysage qui se devine derrière les verrières en détermine la tonalité. |
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Au dessus des dortoirs, les
grandes combles qui servaient de réserves à la communauté, sont éclairées par des
lucarnes alternant des frontons triangulaires et cintrés sur les deux côtés des
façades. (Les compagnons du Nouveau Monde, d'après le roman de Bernard Clavel.) |
![]() Dédicace du livre "Léhon entre Rêve et Rance". Le maire(G. Hervé) et l'auteur (F. Picarda). |
![]() Journée du Patrimoine
1999. |
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De nos jours, l'abbaye réhabilitée charme toujours l'âme des artistes. L'oeil exercé du photographe aime la saisir majestueuse dans la lumière dorée de l'été. On privilégie son visage du côté du levant encadré dans la verdure avec des reflets noyés dans la rivière.
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